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Mujeres - Diosas

Brigitte: Première rencontre. Au bout de 35 ans.

Brigitte: Première rencontre. Au bout de 35 ans.

24 heures d´éternité

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L'Ange décolle un matin froid. Les nuages que l'avion survole ont une étrange ressemblance a la surface douce et moelleuse des ailes de l'Ange. C´est l´avion, ce sont les ailes, le chemin se fait court, avec déduction permanente des minutes du trajet. La rencontre se fait dans un lieu ou les regards d´autrui n´empêchent que le premier baisser soit léger, tendre, intime ; en apparence, rien qu´en apparence, anodin.
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Il est temps de déjeuner, et c'est sur un petit bistrot que les amants se terrissent. Le temps que leurs peaux prennent connaissance. Que leurs regards s'habituent à une toute autre façon de se regarder, que leur sourire ne soit plus un sourire de bonne volonté, mais un sourire de complicité tendre.
Il a voulu, malgré la table qui les sépare, toucher de plus près son corps. Il a cherche une excuse pour se lever un moment et pour pouvoir, ne passant, lui retirer les cheveux du cou et l'embrasser dans le creux de la nuque. C'est un baisser de tendresse, d'intimité. C'est un baisser qui va bien plus loin que le désir. C'est un baisser long d'un demi-siècle, un baiser qui veut caresser l'âme, bien plus loin que la peau.
Elle le comprend, mais elle en veut plus, bien plus, et pour lui montrer sa confiance, et pour l'inviter à cette complicité intime, lui met la main sur celle qu'il a mise à son épaule, et penche légèrement de l'avant sa tête pour mieux s'offrir, et lui permettre de réaliser son emprise sexuelle de male. Son sourire accompagne l'éloignement.
Le déjeuner se déroule avec une conversation d'une telle confiance que les deux se surprennent de se voir décrire des pensées qu'il n'ont jamais ose exprimer à quiconque autrui. Le passe n'est plus que les cimentations du présent. Le déjà vu devient la base de la découverte.
Une longue et nonchalante conversation se poursuit au-delà du café. Le temps ne compte pas, le temps ne compte plus. L'éternité se touche de la pointe des doigts. Ils savent qu'elle est-la. Qu'ils ont la main sur la poignée, et que cette même éternité ne leur requiert nulle impatience.
Seulement, lorsque le dernier client est parti, lorsque le patron se décide a leur faire comprendre que ce n'est pas donne à tous de savourer l'éternité, ils quittent le bistrot, et marchent, sans hâte jusqu'au terrier d'Eve. La ou le monde pourra disparaître, n'existera plus, au-delà de la lumière qui se reflète sur les parois de l'espace que leurs corps remplissent.
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Ils s'assoient au sofa du salon. Elle lui offre, comme excuse d'une naturalité familière, quelque chose a boire. Ils savent pourtant qu'il ne le finira pas, qu'il cherchera les lèvres d'Eve avant même que les bords du verre. Il attend pourtant qu'elle s'assied aussi sur le sofa pour approcher sa main, son torse, sa face, ses lèvres, jusqu'a froisser très légèrement celles, entrouvertes, qui l'accueillent.
Sa main passe derrière la nuque. Celles d'Eve passent autour de son corps, voulant en prendre possession, en même temps qu'elles renforcent l´offre du sien. Elle se tapis sur le sofa montrant le désir convoite. Il retire l'affleurement des lèvres. Regarde ses yeux, pleins de confiance, pleins des intimités a venir, et lui dit: "Merci"
Dans ce "merci" il y a toute une déclaration d'amour, toute une déclaration du long chemin fait ensemble. Du long chemin depuis cette robe blanche qui s'était approché de lui a la véranda de la cour du Lycée français a Washington, robe à decolté carre, a petites fleures vertes et rouges, le magazine "Salut les Copains" a la main. Le long chemin depuis l'adolescence "déjà vue". Mais ce "merci" est aussi une déclaration du long chemin parcouru depuis cette autre robe noire, sobre, qui s'était approche de lui au Lobby du Ritz a Madrid, robe sans decolté, de longueur asexuelle, a l'étoffe opaque.
Un des chemins avait pris 35 ans a se parcourir, l'autre s'était fait en 35 heures, mais ils avaient été aussi longs et difficiles a parcourir l'un que l'autre. C'est elle, alors, qui l'embrassa, pour toute réponse, et pour bien lui transmettre qu'elle avait compris.
Ce n'est qu'alors qu'il se sentit dans la confiance de sexualiser leur contact. Ce n'est qu'alors que les mains a lui commencèrent à caresser les formes de féminité offertes, et qui lui permettent en même temps d'accroître et de transmettre son désir. Et ses formes répondent à son désir male, répondent par un désir de femelle avide de masculinité.
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C'est elle qui, se levant, et le prenant de la main, l'emmène dans sa chambre, l´invite dans sa propre intimité. La femme la plus rapide a l'ouest du Mississipi commence à se déshabiller. Lui, accoudé sur le lit, le sourire aux lèvres, la regardait. Il s'était imagine un procès plus lent, mélange de caresses de désir montant, et de batailles contre le crochet coincé, contre le bouton antiglisse, contre la cremailliere tordue. Mais elle est une femme d'efficacité décisoire... La poésie et la tendresse sont aussi bien compatibles avec la naturalité rapide.
La femme secrète, a un moment, a la presque nudité, s'est retirée a la salle de bain pour parfaire les rituels d´initiation méconnus des non sorciers. Il a pris son temps, d'abord pour découvrir tous les objets qui constituaient l'entour le plus intime d'Eve, puis pour feutrer la lumière des rideaux, et pour se déshabiller lui-même et se mettre, ahhh pudeur, sous les draps.
Elle est rentrée d'un pas sur, le regard et le sourire franc, son slip comme toute réserve d'intimité, ses seins... des seins qu'il n'avait jamais vu, et qu'il avait tant de fois vu.
Elle avait eu un moment de doute, elle sait que ses seins ne sont plus ceux des 30 ans. Elle aurait peut être préfère ne pas faire ce trajet au lit sous le regard de l'Ange, elle aurait peut être préfère cacher ces seins... mais cela aurait été contre nature, contre ce qu'elle est, contre ce qu'elle veut que cette relation soit.
Lui, il a regarde surtout les cuisses, la démarche honnête, le sourire d'intimité finale. Les yeux dans les yeux, elle s'est mise au lit.
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Ils ne se sont pris que de la main tout d'abord. Ils ont attendu que tout un courant de confiance ne passe à travers ces doigts entrelacés, de ces paumes soudées. Ce n'est qu'après un long moment que sa main a commence à explorer le corps d'Eve. D'abord les lieux les plus "publiques", ceux qui se montrent en société. Ceux qu'il avait tant de fois caresse du regard, mais qu'il caressait pour la première fois de la main. C'était comme s'il avait été aveugle pour toujours et essayait, a tâtons, de parfaire ces formes a elle, pour ne jamais les oublier.
Elle, elle fermait les yeux pour que le sens de sa main sur son corps soit absolu, flottant pour toujours dans la mémoire du temps. Ce n´est que lorsque la main se troqua en lèvres qu´elle ouvrit de nouveau ses yeux, pour pouvoir dérober l´expression de son visage, et sentir en elle la satisfaction du plaisir sur son visage a lui.
Les lèvres parcoururent tous les chemins qu´avait parcouru la main auparavant. Le goût de sa peau lavée, sans huiles ni parfums, une peau pure, ou certaines gouttes de sueur et de plaisir commençaient à affleurer, était pour lui une saveur enivrante. Les lèvres parcouraient centimètre a centimètre la surface désirée de ce corps qui frémissait le long du parcours. Le cou, les épaules, la poitrine, sans y toucher aux seins, la ceinture, les hanches... les lèvres continuaient son chemin, sures et timides a la fois, tendres et lascives a la fois.
Le goût de la peau changeait imperceptiblement, et, accompagne des variations de ses odeurs naturelles fessait de la découverte de ce corps aime le plus beau voyage que métèque eu pu faire. Il avait mis 50 ans pour pouvoir l´entreprendre. C´était pour lui le voyage rêvé depuis son enfance. C´était l´aboutissement du parcours d´une vie. Le parcours qu´il allait répéter, jour après jour, pour le reste de sa vie. C´était son voyage initiatique. La vie après ne serait plus la même. Il le savait. Le saurait-elle aussi? "Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage..."
Les paysages ne sont plus les mêmes après qu´on les ai parcouru, qu´on les ait regardé, qu´on les ait dessine. Le regard les transforme, et non seulement dans la vue de celui qui regarde. Le regard les transforme dans l´essence même du paysage. Un paysage n´est beau que si des yeux capables de créer de la beauté le regardent. Un paysage n´est mélancolique que si des yeux pleins de mélancolie le regardent. Elle, elle devenait un paysage d´amour, un paysage de tendresse, un paysage de désir. Elle devenait tout ce que l´Ange était en train de poser sur elle a travers de son regard, a travers de ses lèvres.
Elle, elle savait qu´elle était en train d´être transformée. Souillée? Peut être souillée. Souillée d´un amour male, d´un amour ou le divin et l´animal s´entrelacent, ou la sublimation de la boue se produit. Cette sublimation que le Christ avait vu en Madeleine, et que son génie avait transforme en sublimation du pain. Elle, elle, elle n´avait pas besoin de métaphores, de substances symboliques pour se transformer. C´était son propre corps qui découvrait une nouvelle réalité. C´était son propre corps qui était en train de sentir ses pores, ses vases comme il ne les avait jamais senti. Une réalité cachée tout au long de sa vie. Une réalité qui était la, cachée à l´intérieur de son propre corps. Si près, et pourtant si loin. Une porte qu´elle était en train de franchir, et qui ne se refermerait plus.
Et ses mains, et sa bouche, et ses lèvres continuaient à faire ce long voyage jusqu´au plis les plus intimes de son corps, des plis découverts pour la première fois, non pas par lui, mais par elle aussi. Et le voyage se fit long, suave, tortueux, dur, il y eut de la pluie dans les cheveux, du vent sur les seins, des marées sur le ventre, des tempêtes aux cuisses, des ouragans au cœur...
Et le temps tournait en cercles. Il passait vite, mais ne passait plus. La lumière qui se filtrait aux rideaux avait plusieurs fois change de couleur. Du jaune, au rouge, du bleu, au blanc. Ils ne savaient plus si le jour, le couchant, le soir, les néons s´étaient succédés en cet ordre, ou si le monde avait aussi chaviré ses règles. Ils ne savaient plus si c´était des heures qui s´étaient écoulées, ou des jours, des années. "Qu´elle heure est-il?" Demanda-t-elle.
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"Sortons dîner quelque chose", dit-il. "Je suis fatiguée." "Je ne veux pas de feux d´artifices, je les ai dans tes yeux. Faisons du monde un Kinopanorama au-delà de nous. Décorons encore pendant quelques heures les parois de notre monde avec les images des autres." "Je t´emmène alors dans un bistrot qui me tient a cœur." "Marchons, je ne veux souiller nos corps de la présence d´un taxiste."
Le dîner fut la reprise de l´intimité d´antan, mais l´union avait été accomplie. Ce n´était plus deux corps qui tâtonnaient encore les approches de leur union. C´était un seul corps qui se complaisait à parfaire et découvrir toutes les possibilités que cette unité leur offrait. L´ansieté du futur n´existait plus. C´était la douce fatigue des muscles battus, le plaisir des mémoires du futur, qui envahissait ses regards, qui se transmettait à travers les doigts se touchant sur la table.
Et le soir l´amour fut tendre, une répétition en adagio des tendresses de l´après midi. La même peau, mais différente, la même bouche, mais différente, les mêmes odeurs et saveurs, mais différentes, les mêmes fluides, qui fessaient le trait d´union entre ces corps, pour n´en faire qu´un.
Et le sommeil fut doucement attendu dans une unité de bras et jambes entrecroisées, a l´intérieur des ailes blanches de l´Ange.
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L´horloge biologique sonna tôt. Ils ne pouvaient s´empêcher d´êtres programmes à l´heure de la bataille de tous les jours. Mais la volonté de vivre le rêve était plus forte que l´énergie de l´action. Et c´est la bouche, qui chercha le creux chaud de l´oreille, qui leur fit cette fois rentrer dans le monde onirique d´une demi-somnolence en quête de câlins et de tendresse. La lumière du jour se glissait de plus en plus a travers les rideaux. Mais les baisers qui se sont succèdes ne savaient plus a quels moments, a quelle heure, ils s´étaient poses.
Les corps surchauffés de l´étreinte de toute la nuit ne sentent plus qu´un. L´odeur male, l´odeur femelle ne sont devenues qu’odeur d´amour, odeur d´intimité. Mais une odeur pleine de parfums qui séduisent le désir. Une odeur qui exige être satisfaite, qui exige être poursuivie, augmentée, déchaînée, jusqu´a quelle ne se reconnaisse plus que dans les soupirs et les spasmes de l´orgasme...
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"J´espère que le pot de miel ne se sera pas case dans ma valise" dit l´Ange. "Reste au lit, je vais te préparer le petit déjeuner. Pas de douche encore. Nous n´avons pas fini."
"Encore?" Dit-elle.
Au retour elle était anidée entre ses oreillers et ses édredons. Elle le regardait venir a elle, nu, le plateau du petit déjeuner a la main. Il était grand, mais son corps n´était plus celui qu´elle avait connu 30 ans auparavant. Il avait pris du poids. Beaucoup de poids. Trop de poids. Malgré que, comme ça, tout nu, il gardait encore certaines proportions acceptables. Mais manifestement améliorables. Il serait nécessaire de faire un travail sur ce point la. Travail aussi bien physique que mental. Elle décida alors de prendre son corps en main. C´est elle qui, mélange de séduction et d´autorité ("autoritas" et non "potestas", bien sur) referait son corps, pour le faire revenir plus près de ses souvenirs.
Il aurait pu être athlétique, s´il en aurait pris le soin. Pas trop poilu. Des seins trop gros, mais cela disparaîtrait probablement avec la réduction de poids. C´était la première fois qu´elle voyait son sexe au "naturel"! Boeufff... ni trop grand, ni trop petit. Taille standard... Hardware conventionnel... (Bien qu’en ce moment on ne puisse pas vraiment l´appeler "hard"ware, plutôt floffyware.) Ce qu´il avait de mieux c´était le software. Du bon software... Elle en gardait encore le souvenir a tous les muscles de son corps.
Le premier toast au miel fut prépare par l´Ange. Pendant qu´elle enfonçait ses dents sur le toast croustillant, l´Ange se préparait son propre toast. Il mettait le doigt dans le pot de miel comme l´aurait fait Winnie the Poo lui-même. En le sortant dégoulinant du pot... elle commençait a se rendre compte que le goût de l´Ange pour le miel n´était pas en relation avec le toast comme support nutrionel. Ses yeux de convoitise et de gourmandise avaient pour objectif non pas le toast mais les parties les plus sélectes de son corps a elle.
"Ecoute, tu es dégoûtant. Tu vas en mettre partout. Et puis comment est ce que j´explique à la femme de ménage qu´il y plein de miel sur mon lit? Je t´en prie... Attention... Pas la... Mais... écoute... tu es dégoûtant... ahhh... non... après tout... c´est pas si mal que ça... ahhhhhhh... oui... Ou est ce que tu as mis le pot? ... Je peux moi aussi? ... Mets-toi de dos..."
Dix heures. Onze heures. 3000 calories de miel. Midi.
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"Heureusement que ma douche est faite pour deux. Que veux-tu que l´on fasse après?" "Je veux connaître 30 Avenue de Sèvres. Tu as les clés? Et puis après je veux que tu m´emmènes voir la dernière exposition qui t´a plu. Je préfère même, que cela soit du coté de Galeries d´Art privées, que du coté officiel. Fais-moi un tour de ce qui te plait en ce moment et comme ça nous pouvons nous mettre à l´heure de nos goûts et de nos préférences. Mon avion part à 18:45"
"Ecoute. Tu m´avais promis 48 heures. Je ne te laisse pas partir aujourd´hui. Pas question. Tu peux faire ce que tu veux avec ton billet mais tu ne vas pas partir. Si je dois te dénoncer pour violation je le ferais... Le temps de démontrer que cela a été une violation consentie... Il va falloir que tu donnes des explications a Madrid..."
"D´accord. Je change ma réserve pour demain... Mais, tu n´en a pas assez de moi pendant 24 heures d´affile?"
"Non. Ce soir c´est mon tour. C´est moi qui va te bouffer tout entier. Finie la domination masculine... Tu vas savoir ce que c´est qu´une femelle dechainée... Gare à toi. A vrai dire je ne sais si, au fait, tu devrais t´enfuir tout de suite... Pense y le long de la journée, avant ce soir... Mais, pour le moment, allez! houste! on y va, appelle l´ascenseur, je prends mon sac..."nullPremière rencontre. Au bout de 35 ans.

Marta

Marta

LOS CIMIENTOS
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Marta es mucho más mayor que yo. Cuando yo nací ella tenía ya tres días de presencia en este mundo, y la acumulación de experiencia y sabiduría de esos tres días siempre ha sido un handicap de inmadurez que he tenido hacia ella. Nacimos la misma semana del mismo año, ella un martes y yo un viernes. Piscis de 1952.
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La conocí cuando teníamos 20 años. Ella se convirtió primero en la novia, y después la mujer, de mi mejor amigo. Era una niña inteligente, culta, y revolucionaría, de familia bien, de familia muy bien. Médica, psiquiatra, estábamos en aquella época haciendo la revolución cultural, empezando por nosotros mismos. Todo era posible, todas las alternativas estaban abiertas. La comuna era una de ellas. No llegué a compartir sus cuerpos, el suyo y el de mi amigo, pero si compartí su intimidad. Recuerdo una noche en la que esa intimidad se desarrolló a pocos metros de mi presencia, y cuando acabaron les mostré mi cariño por esa confianza.
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Nos parecemos mucho, mucho. Tanto que, durante años, le decía a Fernando que en realidad lo que pasaba es que él estaba enamorado de mí, pero que como no era posible que yo le diera un sí, se había tenido que buscar una mujer idéntica a mí para poder sustituirme.
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Pero la seguridad, la iniciativa, la inteligencia de Marta me intimidaban. Pocas veces me atrevía a quedarme a solas con ella porque no sabía como llevar la conversación, no sabía que temas plantear, como contestar con soltura. Puedo contar con los dedos de una mano las veces que hayamos tenido en aquella época una conversación a solas ella y yo. De hecho solo recuerdo una. Nuestra relación era sin embargo de confianza, y de confianza física. Las desnudeces no nos turbaban, las compartíamos, pero en el fondo las estructuras burguesas estaban subyacentes, y nunca llegamos a formar trío.
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Fernando y Marta se casaron.
Fernando y Marta se separaron.
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Una soplapollez de Fernando. Habían transcurrido 11 años. Mientras habían tenido dos niñas, una casa cerca de Pedraza, y una vida de novela costumbrista de pareja de los años 80. Yo compartí los avatares de esa pareja. Sobretodo cuando a raíz de mi separación de Lucía, en el 85, yo me lancé a la recuperación de mi apetito hormonal, y les llevaba, para que las conocieran, a casi todas las niñas con las que “salía” esporádicamente. No todas, no al ritmo de una semanal, solo algunas. Marta estaba, como psiquiatra..., muy preocupada, porque ese “desenfreno” no era evidentemente expresión de una estabilidad interna.
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EL DOLOR
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El día que el tonto de Fernando dejó a Marta por una secretaria, o casi, el mundo de Marta se derrumbó. Había construido toda su vida sobre bases sólidas, definitivas, y esas bases sólidas desaparecían de la noche a la mañana. Recuerdo que me llamó a las pocas horas, destruida, para llorar su situación. Me acuerdo de aquella escena en el sofá de su consulta. Fue la primera vez que, con toda la ternura del mundo, la cogí la mano mientras sollozaba. Ella retiró la mano. No era una ternura sensual la que tuve. No sé como la interpretó ella, seguramente no estaba ni para interpretaciones. Debió retirarla simplemente porque estaba en una situación de fetalismo (sí, de “feto”) emocional.
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Cuando esto ocurrió yo llevaba, creo, dos o tres meses saliendo con Ana. No mucho, pues todavía vivía en la Plaza Mayor (donde recibí su llamada de socorro), por lo tanto antes de que me trasladara, con maletas, a casa de Ana. Lo cuento porque después ella misma lo mencionará.
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A raíz de su separación, y de su detresse, construimos, perdón, reforzamos, más una amistad biunívoca. Antes con la presencia de Fernando, y a pesar de nuestra enorme complicidad (que a Fernando le debía molestar sobremanera, pero que superaba con suficiencia paternalista) nunca habíamos tenido una comunicación de tú a tú profunda e intima. Empezamos a cenar y a comer de cuando en cuando solos para contarnos nuestras vidas. Ana que es celosa por naturaleza lo estaba de mi amistad con Marta Eso dificultaba nuestras posibilidades de vernos, y yo decidí que los celos de Ana no eran legítimos y que mi amistad con Marta, de ya cerca de 14 años, pasaba por encima. Almorzábamos sin que yo se lo comentara a Ana.
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Así continuó la relación durante 5 años. Hasta el 92.
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LA NOCHE.
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Una noche. Una cena. Julio. Cenamos. Fuimos a tomar una copa a las terrazas del Conde Duque. Las que había montado el Concejal de Cultura con actuaciones experimentales alternativas. Le quitaron, claro. Ella había adelgazado, yo también. Teníamos cuerpos nuevos. 40 años. Sin estrenar. Al menos por mi parte. Llevaba 6 años siendo fiel. Seguí otros 6 siéndolo después de esa noche.
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Cuando la llevé a casa me propuso tomar un café. Había ocurrido otras veces, y no había ocurrido nada. Esta vez me acerqué a ella, sentada en el sofá y la besé, dispuesto a retirarme si no era bienvenido. Lo fui.
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Fue una relación de confianza, de entrega intima, de algo que compartíamos de toda la vida. Hubo sus momentos de pasión, de pasión liberada, no de pasión incontrolable. Mi cuerpo era suyo, el suyo era mío. La confianza inmensa de lo que nos unía por encima, y más allá de la sexualidad. Ella no tomaba nada. Tuvo varios (3) orgasmos... en los que yo me retuve. Cuando llegó el mío lo finalicé fuera. Ella tuvo gestos de ternura por el sacrificio que había hecho.
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Era algo que teníamos que haber hecho. Era algo que teníamos que haber hecho probablemente 20 años antes. Y 10. Y 5. Y uno. Y siempre. Pero al día siguiente nos entró a ambos un sentimiento de culpabilidad por lo que significaba un camino peligroso que podía hacernos perder todo nuestro patrimonio de amistad tierna. Yo no había engañado nunca a mi mujer. No volví a engañarla en los siguientes seis años. Fue una sola noche excepcional. Como excepcional es la unión que tenemos Marta y yo.
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Cuando volvimos a comer juntos unas semanas después no volvimos a hablar del tema. Comprendimos que esa noche era nuestro patrimonio irrenunciable, irrepetible.
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LA VIDA
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Los siguientes seis años fueron de recomposición vital de Marta. Encontró un estupendo compañero de trayecto. Hombre sensible, culto y tierno. Ella, siempre inteligente tomó una decisión como solo las personalidades fuertes saben tomar. A los 49, Directora del Departamento de Psiquiatría Infantil más importante de España, decide que ya ha hecho suficiente y que es hora de retirarse. Se jubila a los 50. Se compra una preciosa Iglesia del siglo XV en un pueblo medieval de la Castilla profunda, y se va a vivir allí, creando una Fundación.
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Coincide con el momento en el que yo decido recuperar mi libertad. En una de nuestras comidas/cenas le planteo la posibilidad de recuperar nuestra intimidad sexual. Declina la invitación con ternura y confianza. La excusa es que está mayor para esas pasiones. La verdad es que quiere jugar limpio con su pareja, que nuestra relación no sería sino un juego sensual que solo ornamentaría nuestra relación profunda y que esos juegos los puedo encontrar sin necesitarla a ella.
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“Además, los tiempos han jugado en nuestra contra. Tú, desde siempre, tenías que haber sido mi pareja en esta vida. Pero te uniste a Ana un par de meses antes de que yo me separara de Fernando. Si tu no hubieras estado comprometido en aquel momento, yo habría desarrollado contigo lo que estaba cantado que era nuestro destino. Cantado desde años antes, a pesar de que estuviéramos tu y yo casados en aquél momento, respectivamente, con Lucía y Fernando. Si tu compromiso con Ana no hubiera existido, aunque solo por dos meses, de cuando te iba yo a dejar escapar. Los tiempos en esta vida han ido en contra nuestro. No ha sido posible en su momento que coincidiéramos para compartir más nuestras vidas. Esto es lo que la vida nos a deparado. Aceptémoslo. Sigamos así”
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Era un razonamiento de amor e inteligencia. Desgraciadamente indiscutible.
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Seguimos viéndonos. Cuando puedo, porque mis viajes me llevan a menos de 100 kilómetros de su casa, me desvío para compartir algunas horas, algunos siglos, con ella y con su pareja.
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Y hablamos del tiempo.

Pourquoi je t'aime, Brigitte

Pourquoi je t'aime, Brigitte

Pourquoi je t'aime
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Je t'aime. Je t'aime depuis mes 15 ans. Est ce possible? Pour que cet amour dure depuis 35 ans... faut-il que moi je n’aie pas change? Faut-il que toi tu n'ais pas changé?
Dans mon cas c'est bien évident. Je n'ai pas change. J'ai évolue, mais mon évolution était écrite dans mon programme vital présent il y a 35 ans. Je pourrais le raisonner... mais je crois que mes lettres l'on bien démontre. Et toi? As tu change?
Non, tu es la même personne, tu n'as pas essentiellement change. Tes changements, et il y en a eu, étaient implicites en ce que tu étais. Ce que tu es était déjà la. Je l'aimais déjà. J'aimais déjà tes changements futurs, implicites en ce que tu étais déjà. J'aimais donc déjà ce que tu allais devenir.
Pourquoi est-ce que je t'aimais à 15 ans? Pourquoi est-ce que je t'aimais à 25 ans? Pourquoi est-ce que je t'aime à 50 ans?
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1) Pourquoi est-ce que je t'aimais à 15 ans?
J'ai encore dans ma mémoire, comme si c'était hier, le jour ou tu t'es approche de moi au Lycée de Washington.
J'étais le nouveau, le garçon venu de Paris.
J'étais, a la recrée, au bout de la véranda du Lycée, debout, entoure de filles qui étaient en train de me faire l'examen, et de concourir pour voir laquelle je choisissais... Tu t'es rapprochée, robe a jupes très courtes, cuisses puissantes d'adolescente, tissu de fond blanc, petites fleurs rouges et vertes, decolté carre, pas de poitrine, cheveux longs, châtain clair, très bien brosses, bandeau? La mémoire me joue un tour, joues rouges, pas un gramme de maquillage.
Tu t'es approchée ouvrant de tes mains le cercle autour de moi. Un magazine de "Salut le Copains" ou de "Mademoiselle 20 ans", ou quelque chose comme ça, a la main. L'excuse était de me demander quelque chose à propos d'un article du magazine.
J'ai pense: "Elle est la plus belle. Un peu froide et asexuée. Je pourrais la choisir, mais c'est un peu trop tôt pour se décider. Laissons passer un peu de temps. Goûtons à d'autres plats aussi..." Je t'ai répondu courtoisement, et nos relations se sont tenues la. Tu n'as plus fait d'approche, et je suis rentre dans le cyclone de sexualité adolescente de Véronique, Anne Marie, Marie Christine, etc, etc.
J'avais pour toi le plus grand respect intellectuel. Tu étais la plus brillante. Mais tu ne flirtais pas. Tu ne jouais pas aux jeux amoureux d'adolescent. Nous tenions toujours des conversations sérieuses, jamais un sous-entendu coquin ou sensuel.
Tu as commence a sortir avec Patrick. Patrick était mon male rival dans la horde de primates. Il était l'intellectuel blassé. Moi j'étais l'apprenti de playboy. (Le vrai playboy était l'italien en Terminale) Je n'avais pas de relation avec Patrick, si ce n'était un respect et un certain antagonisme, mais jamais un vrai conflit.
La deuxième année j'ai commence a sortir avec Stéphane Schoonover. J'ai commence a fréquenter ses amies de première, et nos ébats amoureux nourrissaient pleinement mes besoins nutritionnels. Ton monde a toi, avec Patrick, et le mien, avec Stéphane, se sont distances.
Tu étais "la fille a Patrick" (je vois ça comme a Grease) et très sérieuse. Détachée, distante, ne subissant pas l'appel hormonal, sans une seule pensée perverse...
Je ne pouvais avoir avec toi qu'une relation de communication amorphe, et bien que je puisse déjà t'apprécier comme je l'ai fait depuis, je ne pouvais ni amorcer une approche autre qu'un échange froid de thèmes d'études ou des conversations générales. Je ne me rappelle d'aucune d'elles. Je ne me rappelle que de tes cuisses blanches, en ciseaux, assise sur la couverture de ton lit. Ma chance était passée ce matin du Salut les Copains... et je l'avais laisse échapper.
Mais après tout, tout est pour le mieux. Une relation intense, amoureuse, avec toi n'aurait pas dure. Et nous ne serions pas la ou nous en sommes. Je suis grès de sacrifier notre adolescence en échange de notre maturité. Je n'étais pas prépare pour t'aimer. Mon amour aurait été réel, comme il la toujours été, mais dans un contexte d'immaturité qui ne lui aurait pas donne la beauté, que du fait il a.
Je t'admirais, et je t'aimais déjà, comme je l'ai fais depuis. C'est pour ça que j'ai voulu te rencontrer à Paris par la suite.
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2) Pourquoi est-ce que je t'aimais à 25 ans?
Tu étais une femme superbe à Paris, déjà à tes 18 ans. Tu n'avais pas un background familier qui puisse t'appuyer sur ton parcours social. Tu étais Cendrillon dans tes mansardes parisiennes. Tu portais ça avec une qualité sublime. Tu savais ce que tu voulais. Tu avais les idées claires. Tu savais que le parcours était long et dur, mais tu savais le chemin, et tu étais prête à le faire.
Je sais que ce n'était pas comme ça, mais moi, en plein branle bas existentiel, questionnant tout mon système de valeurs (stupide) que j'avais a Washington, en pleine construction de celui qui m'a tenu d'abri depuis, je le voyais comme ça.
Tu étais la femme parfaite, trop parfaite pour pouvoir t'intéresser à un mortel qui menait sa bataille pour devenir dieu (en minuscule). Je savais que j'avais beaucoup plus de pathos que toi, que dans ma démarche je serais beaucoup plus créatif (sorry), mais cella ne suffisait pas pour intéresser une femme comme toi, en quête de Apollo et non pas de Dionysos.
Pourtant tes "petits amis" n'étaient pas cet Apollo. Ils étaient des chevaliers servants, des écuyers d'accompagnement, des Lancelots. Je me rendais compte qu'ils n'avaient pas la taille, mais je ne pouvais pas les combattre. Ce n'était pas possible car je ne te voyais que un jour tous les deux ans, et je ne pouvais satisfaire tes "besoins" de tous les jours.
C'est alors que j'ai ose la proposition que je t'ai faite dans mes lettres. Celle qui coïncidait déjà avec mon idéologie construite, et qui a tenu 30 ans. Je ne voulais pas être l'antagoniste de tes petits amis. Je voulais être autre chose, différente. Plus intime, plus solide, moins passionnelle, plus éternelle. Et je te proposais que cela soit compatible avec tes ébats amoureux circonstanciels.
Je ne suis pas jaloux. Je ne l'ai jamais été, Je peux compatir, car je sais que je ne comparte jamais. Une relation est unique, et elle ne peut se confondre avec une autre bien qu'elles puissent paraître toutes les deux des liaisons amoureuses et sexuelles. Je n'ai jamais eu de la jalousie lorsque je poussais mes petites amies à ouvrir leur cadre de relations sexuelles avec moi. Je t'en ai déjà parle, bien que tu ne sois pas d'accord ou que cela puisse te déplaire.
Je pouvais être ton ami tendre, ton ami perpétuel, l'ami que tu ne voyais qu'une fois par an, mais que tu verrais toute ta vie. Je savais que je t'aimerais toute ta vie, bien que cela ne fût que un jour sur 365. Un trois cents soixante cinquièmes de notre vie. C'est à dire l'éternité.
Ton corps avait perdu les excès de l'adolescence. Tu étais plus élancée. Tu ne montrais rien de trop. Ni trop de hanches, ni trop de cu. Ni trop de poitrine... tout au contraire.... ce qui te donnait une élégance et une qualité superbe.
Un charisme t'enveloppait. Tu me donnais des nouveaux horizons chaque fois que je te voyais. Moi le jeune de province qui remontait a Paris, pour 24 heures, touchait avec toi la subtilité, la finesse, d'une vie de qualité intellectuelle. Je me rappelle encore de la première fois que j'ai ecouté les Gymnopédies, chez toi, à l'Ile St. Louis.
Tu étais la Déesse. Tu prenais un air distante mais attentif. Je t'offrais mon intimité, mes rêves, mes espoirs, mes batailles, je ne te racontais pas trop mes échecs ou mes angoisses. Je ne les cachait pas, j'en parlais, mais seulement d'une phrase, et je passais dessus. Je mettais à tes pieds ma vie. Tu ne demandais rien. Par pudeur? Par indifférence?
J'étais un peu le prédécesseur de ces requins sans dents qui pleurent aujourd'hui dans ton bureau. Je mettais ma vie a plat sur la table, comme offrande, comme offrande a l'amitié que je te portais. Me connaissant je trichais probablement un peu. Je devais sûrement donner un ton héroïque à mes petites guerres... tout a fait normales dans l'évolution et la recherche de soi même, de cet adolescent que j'étais.
Je cherchais probablement à forcer une réaction en toi. Pas nécessairement une réaction extérieure, mais une réaction, une poussée d'émotion intérieure qui te rattache un peu plus a moi.
Je t'aimais parce que tu étais la perfection... Tu parlais peu. Et on sait bien que ceux qui parlent peu paraissent plus intelligents, plus sages. Je n'ai jamais été comme ça.
Si tu me permets une courte digression, je te dirais que dans mon système de valeurs les priorités sont telles, que je suis prêt à dire 99 betisses, si avec la 100eme je produis une idée géniale. Je ne suis pas le profil du "juge". Je ne me mets pas des limites a moi même, pour réduire le risque d'erreur.
Au contraire je suis le profil du créateur. Je me pousse a la limite, pour aller au delà des horizons des autres. Avec ce genre de profil on est plutôt artiste que leader. On est rarement gratifie avec des responsabilités. Les responsabilités c'est pour ceux qui ne vont pas risquer avec les intérêts des autres.
C'est pour cela que c'est exceptionnel que j'aie eu l'occasion de détenir des responsabilités et du pouvoir politique, et grâce a cela la possibilité réelle de "transformer le monde". J'ai du faire des sacrifices pour pouvoir donner une image de profil "responsable". Pas suffisamment pour survivre, je suis mort sur le champ de bataille car je n'arrivais pas à le cacher complètement. Mais c'est grâce à cette insouffissance que j'ai pu sauver ma créativité et ma capacité de transformation. Cela fut à la fois mon succès et mon échec.
Toi tu étais ce que je ne russisais pas a être. Tu étais le contrôle, la mesure, la contention, la recherche et l'approximation a la perfection. Tu étais Athéna.
Tu étais l'Athéna. La Pallas Athéna Parthenos, perchée sur le haut de l'Acropolis, avec la pointe de ta lance en or. Et cette pointe qui brillait au soleil se voyait à des dizaines de lieues de distance par les bateaux qui s'approchaient du Pirée. Mois j'étais l'un de ces bateaux, probablement celui d'Ulysse, dans sa recherche héroïque du sens de la vie.
Je t'admirais, je te désirais, comme on désire une déesse inaccessible. Sachant que si cette déesse ne devient pas femme, nous ne serons pas capables de nous sacrifier pour un amour qui détruirait le sens de recherche de notre vie. On ne peu pas marier une déesse en pierre lorsqu'on est un mortel en chair. Cette déesse ne pouvait se marier qu'avec Apollo, et moi j'étais Ulysse, j'étais Dionysos
Tu étais déesse, tu n'étais pas femme. Je t'aimais, mais tu n'étais pas préparée pour m'aimer. Tu cherchais encore un faux mythe. Le mythe de l'amour bourgeois, et mon amour contre culturel était au-delà de tes horizons
Mais après tout, tout fut pour le mieux. Une relation intense, amoureuse, avec toi n'aurait pas dure, et nous ne serions pas la ou nous en sommes. Je suis grés de sacrifier notre jeunesse en échange de notre maturité.
Tu n'étais pas préparée pour m'aimer. Mon amour aurait été réel, comme il la toujours été, J'aurais peut-être réussi a inspirer le tien. Mais cet amour, dans un contexte qui n’aurait pas pu le satisfaire a perpétuité, n'aurait pas fait preuve de cette beauté, que du fait il a.
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3) Pourquoi est-ce que je t'aime à 50 ans?
Tu n’es plus la Déesse. Tu es devenue la Femme. Tu as souffert. Tu as subi l'échec. Tu as finalement tue le mythe. Tu acceptes de ne plus être parfaite, de ne plus m'exiger de l'être.
Ta peau n'est plus en marbre, ivoire et or. Ta peau pleure, sent, vibre, secrète, reçoit et donne du plaisir. Elle ne sent pas assez, sa saveur est encore douce. Je veux une saveur amère. Tes mains touchent, encore trop bien, encore avec la pression adéquate. Je veux des mains tendues, des mains qui s'accrochent, qui griffent. Elles ne demandent pas encore du secours, tes mains ne pleurent pas encore. Tes yeux finalement regardent, parlent, mais ils ne haïssent pas encore, ils ne crient pas.
Mais je t'aime parce que je sais que tu peux puer, tu peux battre, tu peux supplier. Je sais que tu te crois en contrôle, que ta peau ne te trahira pas, que tes mains ne se rebelleront pas, que ta fierté ne te lâchera pas. Et tu seras en contrôle. Mais j'aime voir que tu es femme, et non déesse. Et que c'est cette femme qui veut puer, qui veut battre, qui veut supplier.
Je t'aime parce que je sais que tu n'est pas d'accord avec tout ce que j'écris. Que tu trouves que je me trompe. Que je suis en tout moment passe a cote de ce que tu étais réellement, de ce que tu sentais réellement. Nous ne sommes pas ce que nous pensons de nous mêmes. Nous sommes l'ensemble de tout ce que les autres pensent de nous. (C'est un principe taoïste/chinois: "Nous ne mourrons que lorsque la dernière personne qui se rappelle de nous meurt.")
Et moi qui t'ai aime, qui t'aime, qui t'ai aime plus longtemps que quiconque d'autre. Je t'ai donne la vie plus que quiconque d'autre. Je t'ai donne ma vie plus que quiconque d'autre. J'ai donc le droit de te créer, et te recréer tous les jours. Tu es ce que tu es, mais tu es aussi ce que je pense que tu es. Laquelle est la Brigitte plus réelle? La Brigitte du bureau ou la Brigitte des mails?
Mais j'ai parfois des doutes, sur cette nouvelle perception de ta palpitation féminine. Le marbre peu paraître tiède, s'il a été momentanément chauffe. Le marbre peu vibrer, s'il est en contact avec sur une surface vibrante..... Combien durera l'effet humanisant de tes derniers malheurs?
Combien tarderas tu a récupérer l'essence de ton être. Je t'aime pour ce que tu étais, je t'aime pour ce que tu es. Je t'aime au-delà de tes états temporels, la n'en est pas la question. Mais je jouis bien plus de toi lorsque ta chair vibre, lorsque tes yeux supplient, lorsque tes mains pleurent.
Comment je t'aime
Finalement je ne sais plus si j'ai explique "pourquoi" je t'aime ou plutôt, "comment" je t'aime. Mais c'est comme les dessins de points de cahiers d'enfants. En traçant une ligne qui les unit, l'image apparaît. Tu n'as qu'a unir les points de mes "comment" pour voir le "pourquoi".
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Mais essayons une autre approche:
1) Je t'aime parce que j'ai besoin de t'aimer.
2) Je t'aime parce que tu es la femme que je désire.
3) Je t'aime parce que je n'ai jamais aime autre Déesse que toi.
4) Je t'aime parce que j'aime la femme que je suppose sous la peau de la Déesse.
5) Je t'aime parce que tu as toujours eu un corps que le mien nécessite.
6) Je t'aime parce que tu me produits toujours un besoin, une exigence de chercher le meilleur de moi même.
7) Je t'aime parce que tu m'as toujours produit une tranquillité active, un calme dynamique.
8) Je t'aime parce que tu m'as toujours domine, parce que me suis toujours laisse dominer par toi. C'est toi qui mettais les règles.
9) Je t'aime parce que je te voyais toujours flotter sur ta vie, moi étant perche sur ma vision d'éternité.
10) Je t'aime parce que tu es l'équilibre en déséquilibre, le déséquilibre en équilibre.
11) Je t'aime parce que tu ressembles un ange androgyne.
12) Je t'aime parce que tu n'as pas de seins.
13) Je t'aime parce que tes lèvres secrètent énormément de fluide, jusqu'a baigner possesivement mon membre
14) Je t'aime parce que je n'ai jamais réussi à percer ta membrane préservatrice.
15) Je t'aime parce que tu saignes en dessous de cette membrane.
16) Je t'aime parce que tu es, comme Ava Gardner, l'animal le plus beau du monde.
17) Je t'aime parce que mon amour pour toi m'est inconnu, il est d'une nature que je n'ai jamais ressentie.
18) Je t'aime d'égal a égal. Je n'ai jamais réussi à aimer à une femme d'égal a égal. Elles se sont montrées incapables.
19) Je t'aime parce que tu es la copine, la camarade, l'amie, la soeur, la compagne...
20) Je t'aime parce notre amour est froid, malgré la chaleur sous le couvercle
21) Je t'aime parce que je suis encore intimide lorsque je parle au téléphone avec toi... comme je l'ai fait ce soir même.
22) Je t'aime parce que je sais que je vais t'aimer toute la vie.
23) Je t'aime parce que je ne sais pas si tu m'aimes
24) Je t'aime parce que je ne sais combien de temps tu vas m'aimer
... Je t'aime, en fin de compte, parce que je sais que, quoi qu'il en soit...
... nous allons nous aimer 24h. a Cuenca, et que pour moi cela représente l'ubiquité et l'éternité, l'utopie et l'uchronie.
... Et je t'aime, et je t'aime, et je t'ai toujours aime, et je continuerais a t'aimer, pour les siècles des siècles...
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Segundo encuentro: 29 Agosto 2004, Madrid

Queridos todos: Hace diez minutos acabo de tirarme otra vez a Pedro.
No me siento con fuerzas para contároslo ahora mismo, pero cuando recupere fuerzas os lo cuento todo.
Estoy pasando unos días en Madrid. Hemos quedado esta tarde. Nos hemos venido a su despacho, y acabamos de hacerlo encima de su mesa de despacho... jo, que morbo.
Luego os cuento mas, si os portáis bien....

Ya sabéis que yo soy de fuera de Madrid. He venido a pasar unos días tranquilos viendo las últimas novedades y reponiéndome de mis ajetreos emocionales de los últimos tiempos.
Quedé con este chico del grupo (no os voy a decir quien es. Chicas, tendréis que encontrarlo por vuestros propios meritos...). Era después de comer, me propuso que fuéramos a ver la nueva ampliación del Thyssen con los cuadros de la colección de la Titita Cervera.
La verdad es que la colección no vale nada, y el edificio tampoco, pero si aprovechas para darle un repaso a la de su marido ('colección', me refiero) pues siempre vale la pena el viaje.
Después de ver la exposición y hablar de arte (Yo soy muy buena pintando -sin modestias- y él sabe bastante, sobretodo de arte moderno) me propuso uno 'rápido', ya que tenía que terminar un escrito profesional esa misma tarde.

Nos fuimos a su despacho. Grande, en una zona bien de Madrid. Atravesamos las zonas comunes y nos metimos en su despacho: "El otro día, antes de las vacaciones, estaba trabajando aquí un domingo, y apareció el informático, con una chica, que venía a no sé qué "reformatización que estaba haciendo del servidor". Podría pillarnos alguien un domingo normal..."
A mi eso me dio todavía mas morbo...
Nos metimos en su despacho personal.
Dos mesas, una de trabajo, la otra de reuniones. Maderas buenas (es importante cuando vas a poner el culo encima) Sillones de cuero claro (es importante cuando vas a restregar 'los labios' por ellos).
Un montón de papeles encima de las mesas. "perdona pero es que estoy escribiendo este informe..." Yo me imaginé como la escena esa de Nicholson en la mesa de la cocina, pero con papeles, en lugar de con harina...

Apartó los papeles de la mesa de trabajo. Me sentó encima, empezó a besarme. Me empujó ligeramente para atrás, y tuve que utilizar mis manos para apoyarme. Yo estaba ahí, con las piernas abiertas, y él entre ellas, con mi pecho a su alcance, mi cabeza dominada por su beso, y mi cuello entregado.
Me acarició el pecho mientras me besaba, me quitó el niki por la cabeza, me desabrochó el sujetador, y me lamió, relamió, chupó, y succionó, mientras me agarraba con fuerza posesiva por la cintura.
Noté que mis flujos vaginales empezaban a ser abundantes. Notaba que la humedad no podía ser contenida ya por mis braguitas. Hice un ligero movimiento de apertura de muslos para invitarle a que me acariciara también ahí abajo.
Me abrió los muslos. Remangó la falda y la desabrochó. Me agarró los muslos, los glúteos, las caderas, y fue bajando con su boca, con sus manos...

Yo estaba ya desnuda, ahí, encima de su mesa, siendo acariciada, besada, chupada...
Se sentó, y me quitó lo ultimo que me quedaba (como yo sabía que todo esto iba a ocurrir me había puesto una braguitas tanga monísimas) y su cara, su boca quedaron a la altura de mi sexo, de mis muslos abiertos.
Me tumbé hacia atrás y cerré los ojos.
Me acarició el interior de los muslos, fue subiendo la caricia, llegó a mi pelo púbico (estoy depilada, pero he dejado una suave pelusilla) y empezó a buscar con su lengua entre los pliegues mojados de mis labios. Tenía la lengua caliente, dura, fuerte, y se veía que sabía el recorrido que estaba haciendo.
Mordió, y lancé un pequeño gemido de sorpresa.
Succionó, y lancé un pequeño gemido de placer.
y metió la lengua hasta que me encontró el clítoris...

La primera vez que había estado con él, hace unos meses, me había corrido de inmediato. No estaba dispuesta a que me volviera a ocurrir. Aunque soy multiorgásmica, después del primero no siento el placer tanto como antes. Prefiero prolongar mi primer orgasmo, para después poder disfrutarlos todos seguidos.
El seguía chapándome, mordiéndome, y masturbándome con su lengua, sus dedos, su nariz... no era ya capaz de reconocer que era cada cosa, pero estaba en todas partes, desde mi punto G, hasta mis puntos H, I, J y K...
Se puso de pie, se desnudó (hasta ahora era yo la que estaba desnuda, tumbada y abierta, encima de su mesa de despacho, y él totalmente vestido. Me imagino la cara del que hubiera entrado) Su pene, que yo ya conocía, medio y grueso, estaba mas mojado que mis propios labios.

Su pene jugó un poco con la línea de mis vagina, subiendo al clítoris, bajando hasta el ano. (me gusta el sexo anal, pero no se lo había dicho todavía. Pienso que me estaba tanteando)
Entró en la vagina, y subió mis piernas en el aire, para que la penetración fuera mas profunda, ahí, con mi culo en el borde de la mesa mis piernas en el aire y miss pies en sus hombros, haciendo de contrafuerte a cada una de sus arremetidas....
Me abrió en V, me cogió de la nuca, me incorporó un poco, tumbándose encima mío hasta que su boca, con el olor, con el sabor de mis jugos, englobó por completo la mía como si fuera una ventosa, caliente, mojada, suave... Esa debe ser la sensación que nuestra vagina debe producir en ellos: una ventosa caliente, mojada, suave... Mi lengua hizo de pene en su boca-vagina, reproduciendo arriba, lo que estaba ocurriendo abajo.

Cuando estábamos al limite, cuando mis espasmos me acercaban al orgasmo, cuando mi melena se retorcía y mi boca, y mi aliento, y mis labios, buscaban el cobijo de su cuello...
...se salió. "Si sigo tendría yo también mi orgasmo. Tu placer hace que yo no pueda controlar mas el mío. Y es demasiado pronto para que lo tengamos" me dijo.
"En la pared. Quiero que me lo hagas contra la pared" le dije. Y me puse de pie.

Empezó besándome, cogiendo mi nuca y haciendo que el equilibrio de mi cuerpo dependiera de su brazo. Me besó los hombros, me besó la nuca, me besó los pechos, me besó los pezones, me besó la boca... y me penetró.
Pero estuvo poco. Fue solo para que esa penetración alimentara la fantasía y el recuerdo de nuestra intimidad sexual.
Se puso de rodillas delante de mí y con su boca y sus manos, y sus dedos y su yo qué sé empezó a masturbarme por todas partes. Notaba sus dedos en el clítoris, pero los notaba a su vez en la vagina. Noté como uno entraba por el ano, y se quedaba ahí, quieto, de espectador voyeurista de lo que estaba ocurriendo, pero yo si sentía que ese dedo ahí, aunque quieto, multiplicaba el placer de los otros dedos en el resto de mis huecos.
Mi espalda se arqueó, saqué mi pelvis hacia adelante, abrí mis muslos. Y su lengua cubrió mi clítoris...

Tuve un orgasmo lento, con fases de aproximación sucesivas. Su lengua iba a veces rápido, otras lenta. "despacio, despacio, que me estoy acercando" le dije. Y su casi imperceptible movimiento hizo que mi clítoris alcanzará el borde del muro... y se desintegrara, como una bomba de miel caliente, por todo mi cuerpo.
Me tuvo que sujetar para que no me cayera.
Y, después, me dejó así, quieta, recuperando mi aliento, disfrutando del recuerdo en mis células, durante un rato. Disfrutando de los sutiles matices en la evolución posterior de la sensación de ese placer.
El orgasmo acaba mucho tiempo después de que el último espasmo se haya producido. Como en los conciertos. La memoria de la última nota vibra todavía en el alma, aunque el violín haya quedado mudo.

Me pidió que me recostara boca abajo encima de su mesa de reuniones. Mi culo quedaba a su merced.
Cogió su cinturón. Por un momento me quedé atónita de que me fuera ha hacer un numerito sado-maso. No es su estilo. Me puso el cinturón a mí. sobre mi piel desnuda. Y en la posición que estaba, con el trasero al aire, me penetró la vagina.
El cinturón le servia para tirar fuerte de él y hacer que la penetración fuera mas profunda. Y la verdad es que en algún momento di un grito de dolor, porque me estaba llegando a los riñones. Me estaba montando como a un caballo, como a una yegua. Y con cada embestida, yo me sentía mas entregada, mas dominada, mas yegua, mas animal. Era la postura de los animales en la naturaleza. Era la postura del ser humano antes de que hubiera alcanzado la posición bípeda. Estábamos un millón de años atrás... Éramos animales en celo...

Y eyaculó. Y eyaculó. Pero lo hizo fuera de mí. Se salió justo en el momento en que se iniciaba su orgasmo, y pegó su verga a mi trasero. Noté sus espasmos con mi ano, mis glúteos, y noté su esperma que me salpicaba, caliente, la espalda, quedándose en el hueco de mis riñones.
Subí y bajé el culo, lentamente, para acompañar el final de su orgasmo, y lo dejé apretado, quieto, para que disfrutara del placer que se aleja, como él había hecho conmigo.
Me volví y le besé. Con agradecimiento, mientras su esperma descendía lentamente mi espalda, y encontraba su sitio en el hueco de mis glúteos.

Chicas, os deseo uno así...

Isabel: Primer encuentro 25 de Marzo 2004, en Alarcón

Isabel: Primer encuentro 25 de Marzo 2004, en Alarcón

25 de Marzo (2004) en Alarcón

Tal para cual. Se juntaron el hambre con las ganas de comer. Hay que ver que dos cabezas mas controladas. Hubo química, me cuenta mi amiga, química de laboratorio, Hidrógeno y Oxigeno, (ella esta un poco oxidada) e hicieron agua, H2O. Tocado y hundido!
Bueno como esto suena un poco críptico, salvo para los dos que estuvieron haciendo travesuras, os lo voy a contar tal y como ambos me lo han contado.

Quedaron como previsto.. Ella estuvo a punto de ofrecerle los labios desde el primer beso de bienvenida. El no se atrevió pues le parecía imponer un trato sexual desde el primer momento y siempre quería dejarle a ella una salida sin compromiso. Pero si noto su buena voluntad.
Subieron al coche. “Hombre, No tienes un Mercedes! Menos mal. Este es el coche mas elegante que conozco” “No podía ser menos, a Alter le he dicho que tengo un Mercedes, para no acomplejar a nadie en Lycos”. Subieron al coche y entraron en materia emocional de inmediato.

Se acortaron los comentarios preliminares, puesto que los dos habían podido leer lo que yo os había escrito en lo de “cita a ciegas” y ya sabían de que iban. “Cuál es tu profesión? No se nada de ti” le dijo él. “Hago psicoterapia a través de la expresividad artística. He sido pintora” “Que línea de pintura?” Ella se queda pensando. “Figurativo o abstracto?” “Mas bien figurativo, aunque me gustan mucho los abstractos” “Expresionista o hiperrealista?” “Expresionista” “Matérico o cromático?” “Hace 10 años que deje de pintar” Dijo ella para no seguir con el acoso... “Ah! Por lo que dices veo que mas bien en la línea del informalismo expresionista figurativo” Ella pensó: “tío peligroso” En realidad él le había hecho estas preguntas no solo para conocerla mejor, también para que viera que no era solo el asqueroso ejecutivo que su imagen aparentaba, sino que detrás había una persona que era capaz de combinar sensibilidad (y una leche!) y cultura (pedante!), todo esto a ella no le molestó.

Se tocaron las manos. Ella las tenía fibrosas, de mujer con fuerte carácter, activa, decidida. Él las tenia cortas, nada aristocráticas, pero suaves, como si no hubiera fregado un plato en su vida. Llegaron al Parador hacia las 13.00. Pasaron a tomar un vermouth, y a hablar un rato mientras habrían el Comedor. Ella contó su vida, riéndose de las cosas que yo misma había contado en el Foro de Geishas para despistar. Puso en claro que no se sentía nada frustrada sexualmente, nada que ver con la topología por mi descrita, y con la que muchas de nosotras nos sentimos identificadas... Contó su matrimonio, su anterior relación casi matrimonial. Contó su interpretación holística de la percepción de la realidad. Él le contó su evolución profesional y como su excesiva creatividad había sido una rémora en el entorno de poder en el que se mueve.

Se levantó ella al baño. Él pudo verla, primero desde atrás: cinturita estrecha, cuerpo proporcionado, pequeña de porte, hombros muy femeninos, pelo aleonado de azabache indómito. Y después de frente: pechos pequeños, muslos turgentes, pierna corta, mirada étnica. “Si tu marido hubiera sido un Bizet francés, habría escrito su “Carmen” pensando en ti.” El se levantó a pedir otro vermouth. Al volver, viendo como le miraba ella, le dijo, “Un poco entrado en kilos, pero se camufla bien porque es bastante alto” “Ya me lo habían avisado... la amiga confidente” contesto ella “pero me gusta”

Pasaron al almuerzo y siguieron desgranando jirones de vida, con los que tejían la trama sobre la que se iba a acurrucar su relación. “Yo quiero ser como los hombres. Quiero poder hacer el amor sin que eso requiera una dependencia emocional de la persona con la que lo hago. Quiero aprender a estar libre en una relación sexual” “Yo, sin embargo, dijo él, no sé tener una relación sexual sin que haya una implicación emocional con la persona con la que haga el amor. El contacto de los cuerpos es una dimensión mas para conocer a una persona que me interesa. Tengo que amar a la mujer con la que estoy.” Y ante la mirada de pavor que él pudo leer en los ojos de ella, continuó: “Lo cual no quiere decir que no pueda amar a varias mujeres a la vez. Eso las mujeres no lo entendéis.”

Hablaron de la Escuela Mosaiquista de Chicago en las percepciones semióticas. Se decantaron mas por las teorías de la Escuela Gestaltica de Viena, especialmente al hablar de cómo se tienen que interpretar subconscientemente los procesos de interferencias en la comunicación emocional. Discutieron sobre la autenticidad, o mas bien la calidad gestual, del Tapies colgado del muro medieval de la pared del comedor. De la pésima calidad del Álvaro Delgado colgado en la entrada, patético pintor de la Academia, que vive de su vinculación a Cuenca y de lamerle el culo a los poderes públicos y políticos.

Evitaron, aunque estuvieron a punto, hablar de Grotowsky y Estanislavsky en los procesos de expresión corporal y de representación del movimiento. Si hablaron del Estructuralismo Semiológico, adaptado a la Semiótica, de Baudrillard y de Saussure. Y con todo esto se iban calentando, poniendo cachondos, estimulando sus instintos de sensualidad y sus deseos sexuales.... Pero, eso eran ellos, que se “ponen” con estas cosas, pero si yo os lo cuento todo esto a vosotros es para que os aburráis como monos, y que dejéis de leer antes de llegar a los párrafos pornográficos....

Eran las tres y media, ella pidió café. Él estaba desesperado porque la charla se estaba comiendo el tiempo en el que podían estar juntos. Él le preguntó, “quieres que subamos un rato a la habitación? Si prefieres que sigamos charlando no pasa nada” “ella lo tenía claro, lo tenía decidido desde antes de tomar el autobús. Pero quería, y sobretodo pidiendo el café, demostrarle que ella dominaba la situación. Fueron a recepción, y el recepcionista tardó un siglo en rellenar los papeles y acompañarles a la habitación. “No tiene dosel!”, dijo ella al entrar, “es verdad que la has pedido?” y pasó, por tercera vez al baño “Creo que esto es lo que tengo que hacer, según ha dicho Alter...” No tenía ganas de hacer pipi. Quería limpiarse el flujo de lubricación, que ya le bajaba, para que no se notara mucho al principio de la relación.

A su salida él seguía vestido las cortinas cerradas, una luz traslucía la tela y dejaba la habitación iluminada. Él, sentado en la cama, la acercó, y aprovechando que su estatura se lo permitía la besó, estando ella al principio de pié, y después, girándose sobre su cuerpo, pasándola por encima de su muslo, la tumbó al lado suyo en la cama y la siguió besando. “Que labios mas suaves tienes” dijo ella. Él sonrió pues no eran sino mensajes positivos los que ella le mandaba. “Estas nervioso?” Insistió ella, haciendo frente a la situación. “No. Déjame pasar al baño. Ahora vengo” Él estaba en el limite. Se le había puesto casi dura del todo, y eso por poco le impidió hacer pipi... Se la volvió a meter, plegándola en la bragueta, y salió todavía vestido. Ella estaba ya desnuda... y sentada en la cama.

Se tumbó, tumbándola, al lado de ella. Mordisqueó sus pequeños pechos de punta oscura y dura. Beso su boca, Bajó su mano que encontró, entre el tirante del tanga gris, la hendidura liquida de la vagina expectante. Entró con el dedo. Mientras la lengua exploraba el marfil de los dientes. Ella, por ahora, no veía que hubiera errores de aproximación. El futuro tenia todas las alternativas abiertas. Retiró el tanga. Empezó a retirar las medias que le llegaban a medio muslo. “Déjamelas, Me gusta sentirme sexy” Le dijo ella. Él sonrió, y se las volvió a subir. “No te gustan?” “ Si, claro que me gustan” Su boca fue bajando a lo largo del cuerpo, y alcanzó los repliegues exteriores de la vagina. Unos pelos cortos raspaban su lengua y su labio. “Me he afeitado por ti esta mañana. Te gusta?”

Él comprendió que ella tenía una enorme voluntad de agradar. Voluntad o necesidad? No se lo planteó. Le agradeció el esfuerzo. “Si, claro que me gusta”. La vagina estaba enormemente húmeda, rebosante, acarició el interior de los labios con la lengua y localizó el clítoris. Cambió de postura, y agarrando las dos pequeñas nalgas con las manos abiertas, lamió la hendidura, dejando pasar el clítoris endurecido de un lado a otro de su lengua. Los suspiros se hicieron mas intensos, mas expresivos, los brazos se tendieron, la cabeza y el torso se encabritaron echándose hacia atrás, y unas pequeñas convulsiones recorrieron los músculos de su vientre y de sus muslos. Ella le retiró su cara, a lo que el no se opuso, sabiendo que la irritación de la sensibilidad post-orgasmica puede ser muy desagradable.


Se volvió a recostar a su altura, y la abrazó con ternura. Ella sonrió, como si no hubiera pasado nada. Y él continuó acariciándola, dejando descansar el clítoris. Desnuda, boca arriba, sin cubrir, atravesada sobre la cama, él pudo recorrer cada centímetro de su cuerpo con sus labios, con su lengua. Separó sus muslos, la penetró. “Yo todavía no he empezado calentarme” dijo ella. Él comprendió que ella estaba reclamando un sexo largo, largo, y, haciendo un aviso a caminantes, por si se le ocurría, se iba a enterar, terminar en esa posición con el “ciclo completo”. Él no solo entendió el mensaje, entendió más. Entendió que ella tenía una aproximación mas racional que sensual a la sexualidad, y que dentro de la búsqueda de su “rol” masculino, estaba decidida a llevar las riendas del proceso.

Penetró, y penetró de nuevo. Levantó los muslos para alcanzar con la cúpula del glande el cráter duro de la entrada del útero. Le levantó los muslos, besó sus talones, mientras ella, los pies en el aire, el cuerpo en cartabón, recibía, el de rodillas, la penetración mas profunda. “Puedo tener un tirón de los músculos”. El mensaje estaba cada vez mas claro. Mi amiga quería agradar, y para ello iba a poner todo su empeño, pero iba agradar controlando la situación y mandando las ordenes que entendía pertinentes. Él cambió de posición y continuó con la penetración mas “clásica”. Ella suspiró de placer, continuó suspirando, se acercó a los preámbulos del éxtasis, y él comprendió que no podría resistir, controlando el suyo, el desarrollo completo del orgasmo de ella. Pensó que este precalentamiento podría ser un preámbulo del crescendo posterior y deshizo el climax tumbándose al lado de ella.

El dedo experto, acariciando la vulva almohadillada interior, acariciando el rugoso punto “G”, acariciando el clítoris, terminó la faena, consiguiendo los espasmos de sus muslos, de sus caderas, de su vientre, hasta que ella le retiró la mano, pidiendo un aplazamiento en la continuidad de las caricias. Ella se sentó encima. Tomó las riendas “Te gusta mandar? Aquí encima mando yo” le dijo, empezando a cabalgar. Ella no se erguía, no buscaba el placer de la vagina tensionada por el pene forzando el fondo de la cavidad en dirección de los riñones. Ella mantenía una postura inclinada, mas interesada por el roce de la corona del glande contra sus mucosas interiores, mas interesada por el placer de él, que por el suyo propio.

Él comprendió que su deseo, en esa posición sería irrefrenable, y, como ella había amenazado con un “solo estoy muy al principio”, él decidió cambiar de postura, forzándola, casi, a asumir una invertida, en un cunnilingus en el que ella parecía complaciente, pero no entusiasta. Él se centró en la estimulación múltiple de sus “países bajos”. Campaña del Duque de Alba contra los infieles protestantes. Utilizó la lengua, utilizó los labios, los dientes, utilizó los dedos, índice, pulgar, gordo... Mientras la lengua acariciaba los labios rasurados y buscaba trepidantemente la tensión sanguínea del clítoris duro su índice y pulgar penetraban la vagina, acariciando alternativamente y cadencialmente la almohadilla, la cabeza de útero, el punto G y las membranas posteriores de aislamiento del recto.

La secreción del lubricante de ella humedecían sus dedos, lo que le permitió, dejando el índice dentro de la vagina, sacar el pulgar mojado y acariciar el esfínteres de forma circular hasta que este se descontrayera y permitiera una suave y lenta penetración. El movimiento combinado del índice y del pulgar en ambos lados de la membrana de separación de la vagina y del recto, así como la lengua trepidante sobre su mordisqueado clítoris produjeron la tercera serie de contracciones musculares y de profundos suspiros. Poco a poco, superado el clímax de contracciones, fue desenfundando con suavidad los dedos y la cara...
“No se lo que me has hecho, pero estaba muy bien” “me alegro de haberte hecho algo que no te hubieran hecho antes” Ella sonrió (con una cierta condescendencia en la comisura que él no supo interpretar...)

La colocó de rodillas en el borde de la cama, la presiono la espalda para que se apoyara sobre las manos a cuatro patas, y, aprovechando la altura del somier, de pie, al borde, por detrás, la penetró, asiendo con la fuerza de sus manos las dos caderas de forma que pudieran ayudar el movimiento de vaivén de su cuerpo para que el pene alcanzara el diafragma. Ella movía sus nalgas de arriba abajo para completar con un movimiento vertical, el horizontal que él estaba ejerciendo. Los muelles de la cama también se pusieron a colaborar, y entre todos consiguieron que ella resoplara, aleteara, se revolviera histéricamente durante unos segundos hasta que se volviera a calmar en un silencio de descanso.

Se tumbaron juntos, corrieron por primera vez las sabanas sobre sus cuerpos, y se abrazaron con la ternura de una pareja que busca mas la fusión de las caricias de las almas que el acoplamiento de los genitales. Él tenía la satisfacción de haber conseguido producirle el placer de tres clímax clitoridricos y este último vaginal. Pensaba que su satisfacción de haber producido placer estaba colmada. El pobre. Es que los hombres sois unos simplones. “No he tenido todavía mi orgasmo” Le dijo ella para clarificar la situación. “Es que yo lo tengo cuando quiero” Él se desfondó. Después de lo que él creía que habían sido cuatro orgasmos, después de todos sus esfuerzos por haber intentado crear un clima de sensualidad y de éxtasis, ella le decía que “res de res” (en catalán, en la intimidad, en versión original)... él ya no sabía que podía hacer...

Eran ya las 5 y media de la tarde, y a las 6 se tenían que vestir para que les diera tiempo de llegar al autobús de las 7, a 30 kilómetros. Él sabía que ya no le daba tiempo a intentar otra atmósfera de sensualidad, y que si había fracasado hasta ahora, nada auguraba un éxito en otro intento inmediato. Ella había conseguido su propósito, es decir, poder tener una relación sexual, relativamente satisfactoria, sin que su orgasmo hubiera interferido como un proceso psíquico y emocional de entrega y disolución emotiva en los brazos del hombre que la retiene. Había conseguido mantener las distancias, no implicarse, actuar como un hombre, en suma. Y todo con una enorme ternura, compenetración y deseo de agradar.

Ella tomó las riendas, como no había dejado de hacerlo a lo largo de toda la tarde, y se montó de nuevo a cabalgar sobre su verga. Esta vez el no opuso resistencia a su placer, no intentó controlarlo para que pudiera durar varias horas mas, y se dejó cabalgar, cabalgar.... hasta ser enterrado en el mar.

“Te pareces mucho a mi marido, y también a la primera relación que tuve que me duró 9 años. Es normal, una tiene fijaciones y le gustan la misma topología de hombres” “Seguro que a mi marido le encantaría conocerte, tenéis muchas cosas en común. Cuando vuelva a casa (me viene a buscar a la parada del autobús) le voy a comentar lo estupendo que eres y lo bien que ha ido...” Él tuvo que hacer acopio de sus múltiples estratos de personalidad transcultural para imaginarse a su pareja contarle a su marido lo bien que había estado haciendo el amor con su amante esporádico de una cita a ciegas.... Pero le pareció muy bien....

Se vistieron, se besaron, se acariciaron. Llegaron pronto al autobús. Estuvieron un rato hablando como viejos amigos de toda la vida. Hicieron planes para volver a verse, sabiendo que con la confianza y la repetición, alcanzarían la complicidad intima (¿la entrega?) que en esta ocasión no habían del todo alcanzado.
En el viaje de vuelta, desde el coche, le escribió un sms: “Te sigo deseando”
Ella, desde el asiento del autobús, desfilando los árboles del paisaje en el reflejo de su iris, le contestó: “Me gustas, Pedro”

Por qué, y para qué, estoy aqui

Por qué, y para qué, estoy aqui

Estoy aqui para conocer otros mundos.
La vida que vivimos es limitada, y existe mucho mas allá de nuestros horizontes.
Mundos que no poría haber conocido porque estan demasiado alejados del mio. Mundos que son incompatiblles, y que solo podemos compartir por unas horas. Pero mundos que vale la pena conocer y explorar, porque enriquecen el mio, como el mio puede enriquecerle.
La formula es saber que existimos, tantear los cerebros y los corazones mediante la escritura... y decidir dar el salto desde la realidad electronico a la realidad de la materia. Un cafe, un almuerzo, una tarde, un viaje... pasos de exploración y de conocimiento.
Con una idea muy clara: La web es un medio, y no un fin. Nada puede sustituir una mirada, una sonrisa, una entonación, un gesto, o la vibración de una piel.

Modus Operandi

Modus Operandi

Las condiciones para que nos conozcamos serian algo asi como seguir un proceso en el que cada paso es excluyente del siguiente:

1). Conocerse cara a cara, un café...
2). Quedarse con ganas de más...
3). Conocerse cerebro a cerebro, un almuerzo...
4). Quedarse con ganas de más...
5). Conocerse alma a alma, una cena...
6). Quedarse con ganas de mas...
7). Conocerse piel a piel, una noche...
8). Quedarse con ganas de mas...
9). Conocerse ternura a ternura, una vida...
10). y coser, coser, con hilo de complicidad...

Hombre-Mujer: Sexualidades antagonicas

Hombre-Mujer: Sexualidades antagonicas

Aunque escriba estas lineas solo para romper el hielo e iniciar este temario, querria exponer una de las mayores dificultades irresolutas en la relación de hombres y mujeres.
A estas alturas de la pelicula no nos hemos dado cuenta que tenemos sexualidades diferentes, y no hemos aprendido a gestionar esas diferencias.

La sexualidad del hombre es 'Generica'
La sexualidad de la mujer es 'Selectiva'

¿Y esto que quiere decir?
Pues que nosotros estamos programados geneticamente a que nos guste la mujer como 'genero', es decir que nos gusten todas (o casi todas), y, sin embargo, la mujer está programada geneticamente a 'seleccionar' al macho con el que va a entrelazar su genoma.
Ellas son 'selectivas', nosotros 'automaticos'...

No estais de acuerdo?